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Life – Origine inconnue

Date de sortie 19 avril 2017 (1h 44min)
De Daniel Espinosa
Avec Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds, Rebecca Ferguson...
Genre Science fiction, Thriller
Nationalité Américain

Il était une fois, dans l’espace.

Le frère jumeau de Deadpool, déjà insupportable dès les premières secondes avec son humour carambar douteux, pulvérisait les performances de Harry Potter en attrapant le Vif d’Or le plus gros de l’histoire spatiale, contenant non pas une Pierre de Résurrection (c’eût été préférable) mais un adorable grumeau vivant que les Kids United prénommeraient Calvin.

Calvin, petit amas cellulaire, pousse comme un têtard filmé en accéléré et réussi à être adorable alors qu’il ne ressemble, concrètement, à rien. A peine né, il est déjà trop fort, Calvin.

Un incident de pressurisation (ou un truc du genre) le met KO. Alors il boude. Et quand le scientifique qui garde un rat attaché en cage (juste histoire de faire hurler les amoureux des rongeurs de labo) lui met un petit coup de taser, il est pas content, Calvin. En fait, il en a gros.

Alors Calvin, victime de la science et compatissant avec son voisin rongeur, décide de croître d’un seul coup et briser la main du monsieur en 12643 morceaux. L’autre, choqué, tombe dans les pommes, déclenchant chez Deadpool bis un réflexe de sauveur qui doit être de famille.

Pauvre Clavin. Il tente de se cacher chez son voisin le rat qui, ingrat, le mord. Calvin le bouffe tout cru, et là, c’est le drame. Calvin découvre que le rat, c’est la vie, qu’il kiffe la viande et qu’un rumsteak géant vient de pénétrer dans la pièce et lui pique son précédent menu qu’il avait gardé au frais.

Le suite est une analyse de la croissance et la vie des méduses unicellulaires élevées en laboratoire. On apprend que ces bêtes sont d’une intelligence redoutable, encore mieux que le poulpe terrestre, réputé animal le plus intelligent ici-bas ; qu’elles ont un instinct et des capacités de survie dans des conditions où même Mike Horn ne survivrait pas 3 secondes.

On apprend aussi que dans l’espace, il y a des tas d’autres façons de mourir que congelé dans le vide spatial ou violé par un Facehugger.

 

Moi qui adore les films d’horreur et particulièrement de SF horrifique, de la saga Alien à Event Horizon, il m’en faut quand même pas mal pour sortir de la blasitude. Et là pour le coup c’est réussi.

Là où le Facehugger et le xénomorphes était créés pour faire peur, à force de slime guant, de sang acide, de double langue aux dents pointues et de goût pour la viande… à la fin ce n’étaient que de grosses bestioles animées d’une faim équivalente à celle d’un Karadoc et d’un Obélix réunis avec un goût particulier pour le quadrupède humanoïde.

Calvin a quelque chose de différent. On peut croire, au début, qu’il ne fonctionne qu’à l’instinct. Mais plus il grandit, plus on le voit développer des armes redoutablement efficaces et effrayantes : de l’intelligence et de la stratégie. Et puis sans blague, il est beau. Mignon au début, magnifique dans sa taille adulte.

Le film est flippant jusqu’à la fin, l’ambiance et la tension montent d’un crescendo si régulier qu’on en oublie le sentiment le contexte déjà vu, revu, connu par cœur. Le coup du « dans l’espace on ne vous entendra pas crier », en somme. Et les personnages restent assez communs dans le genre (toutes ethnies, toutes spécialités, et surtout celui qui devient papa pendant le film pour ajouter une part dramatique).

En bref...

Ma note

Il avait un sacré challenge à relever, ce film. Se démarquer des grands noms de la SF horrifique, parce que les équipes de spationautes qui se font décimer un par un dans un vaisseau spatial, on connaît.

C’est le travail autour de l’ambiance et de la créature qui apporte toute son originalité à l’ensemble. Réussir à rendre un grumeau multicellulaire attachant et mignon, créer de l’empathie pour ce bout’chou qui sommes toute ne fait rien d’autre que se défendre, en faire un tueur aussi implacable que majestueux, voilà ce qui rend ce film captivant et effrayant, voilà pourquoi on ne lâche rien jusqu’à la fin et pourquoi on a presque envie d’espérer une suite…

Et en même temps non parce qu’elle serait obligatoirement moins bonne.

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